• Christel Le Maire

La Collégiale des Roches Tranchelion

Situées à deux kilomètres à l’Est du bourg d’Avon-Les-Roches, dans un site pittoresque, se trouvent les ruines du château et de la collégiale des Roches Tranchelion.

Juchée entre ciel et terre sur un éperon rocheux, les maigres vestiges du château des Roches Tranchelion, une ancienne forteresse du Chinonais, qui fut jadis redoutable, émerge à peine aujourd’hui de la végétation qui les envahit.

Il ne reste, du château du XVème siècle, que quelques pans de muraille et une tour de défense, mais la collégiale du XVIème siècle, très endommagée, laisse entrevoir sa magnificence passée.

Elle représente, avec l’église de MONTRÉSOR, la chapelle de CHAMPIGNY/s VEUDE et de RIGNY USSÉ, les seuls exemples d’architecture religieuse de la renaissance tourangelle.


Sa façade à peu près intacte d’un style flamboyant à colonnettes et médaillons dénote une influence italienne certaine. La sobriété du décor et la légèreté des formes, en font un joyau de l’art renaissance.

Construite en 1524 par LANCELOT de la Touche, panetier du roi, dont la famille avait succédé, à la tête du fief, à celle des Tranchelions . Elle abritait un collège de cinq chanoines.


Contrairement au château détruit depuis au moins la fin du XVIIème, elle se maintint jusqu’à la Révolution qu’elle traversa intacte, avant d’être victime de l’ignorance et du vandalisme.


Quelques vues :


La légende

« Tranchelion », un nom bien curieux pour ces seigneurs du moyen âge, un nom dont la légende nous révèle l’origine. Cela se passait au temps des croisades, lorsque les preux chevaliers partaient pour de longs mois, voire des années combattre l’ «Infidèle ».

Revenant de Terre Sainte où il s’était brillamment illustré, un seigneur de Touraine apprit par la rumeur que durant sa trop longue absence, sa jeune épouse, lasse de d’attendre chaque jour son retour, n’avait pas résisté aux avances d’un séduisant écuyer.

En réalité, la rumeur comme toujours, exagérait énormément les faits. Tout au plus, les deux jeunes gens avaient-ils échangés quelques doux propos, quelques billets doux, histoire pour la châtelaine de tromper son ennui.

La dame et l’écuyer avaient beau clamer leur innocence, le doute persistait dans l’esprit du seigneur des lieux. Aussi pour en avoir le cœur net, celui-ci décida de soumettre le jeune homme à la redoutable épreuve du « Jugement de Dieu ».

Pour cela, il fit entrer l’écuyer, armé seulement de son épée dans un souterrain du château où il gardait un énorme lion ramené de Palestine. Dieu, jugea-t-il l’épreuve trop sévère ? Considéra-t-il que la faute des deux jeunes gens était bien vénielle ? En tout cas, il donna la victoire à l’écuyer.

Dès lors, celui-ci fut surnommé « Tranchelion » en souvenir de son exploit, et il ajouta sur ses armoiries un lion transpercé d’une épée.


Source : "Tranche e Patrimoine d'Avon-les-Roches", J-L. Rabusseau

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