BRUGELETTE

Hainaut

Naissance d'une commune

Depuis 1977, à la suite de la réorganisation géographique communale du Royaume, Brugelette est le centre d'une entité nouvelle regroupant les anciennes communes d'Attre, Brugelette, Cambron-Casteau, Gages et Mévergnies.

Des silex retrouvés aux hameaux de Bolignies et de Frésignies attestent que la vallée de la Dendre orientale à Brugelette fut habitée dès la préhistoire. Le nom du village apparaît en 1070. Quatre seigneuries se partageaient son territoire : celle de Hérimez (possession des Gavre, puis des Looz, des Walcourt-Rochefort, des Jauche-Mastaing, et enfin des Ongnies), celle de Brugelette (à la famille du même nom, puis rattachée au XIVe siècle à celle d'Hérimez), celle de Bolignies (qui échut également aux Mastaing) et celle de Brakel ("Bragues").

 

Des communautés religieuses y prospèrent : l'hôpital de Wisbecq (avant 1243) repris en 1406 par des Soeurs Grises, le collège des Jésuites français de 1835 à 1853, orphelinat des Soeurs de l'Enfant-Jésus (l'héroïne Gabrielle Petit y fut pensionnaire) et aujourd'hui Institut Sainte-Gertrude ; les Bogards installés à Saint-Nicolas d'Hérimez et remplacés en 1569 par des Carmes dont le couvent, supprimé en 1796, fut ensuite repris par des Récollectines (1901), puis par des Carmélites (1929-1956). A côté des activités agricoles, Brugelette a connu, dès le XIVe siècle, de petites industries.

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C'est à Attre que, 28 septembre 1624, les Français enlevèrent Tilly, le général des Impériaux. Le joyau du village est le splendide château construit en style Louis XV à partir de 1752 par François-Philippe-Joseph Franeau de Gommegnies et aujourd'hui propriété de la famille de Meester de Heyndonck ; il fut souvent la résidence des archiducs Albert et Marie-Christine, Gouverneurs royaux des Pays-Bas autrichiens. En 1831, le comte Duval y installa le premier haras de Belgique.

 

Certains prétendent que c'est le grand architecte Dewez qui est l'auteur des plans du Château d'Attre. Cependant, à défaut de les avoir conservés, il ne peut y avoir aucune certitude, d'autant qu'un problème de dates rend sans doute impossible le fait que ce soit l'architecte Dewez qui ait lui-même signé cette reconstruction. Il ne fait toutefois aucun doute, que si ce n'est pas le maître en personne, c'est l'oeuvre de l'un de ses élèves.

Dans le jargon héraldique, le blason de Brugelette se décrit comme suit : 

"écu de gueules à la fasce d'or accompagnée en chef d'une divise vivrée de même" (1)

A l'origine, ce blason est celui de la noble famille de Jauche-Mastaing, dont furent issus les seigneurs de Brugelette de 1425 à 1769.

(1) gueules signifie rouge - une fasce est une large bande horizontale - Or signifie jaune - le chef désigne la partie supérieure de l'écu - une divise vivrée est un mince filet en forme de zigzag à quatre pointes inférieures

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